Vendredi 9 septembre 5 09 /09 /Sep 19:17

 

 

 

 Tous mes soleils 2

 

 

Entre sève et ciel

 

Parfums en suspens

 

Lèvres de miel

 

Rêves aux vents

 

 

Tous mes soleils 1

 

 

 

****

 

"Tous les soleils à l'aube dorment encore un peu

engourdis, nonchalants,

ils se moquent bien du feu du jour qui les attend,

ils chassent les ombres des hommes et des guerres,

tous les soleils à l'aube sont comme de grands enfants

qui n'ont que faire du temps..."

 

Philippe Claudel

 

Par Ile - Publié dans : Un peu de nous
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Dimanche 7 août 7 07 /08 /Août 19:57

 

... ou comment une rencontre sur un site libertin a donné naissance à une amitié unique.

 

 

DSC 0135 modifié-1

 

 

Que leur union soit douce et coquine !

 

 

Par Libertango - Publié dans : Sentiers libres
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Mercredi 27 juillet 3 27 /07 /Juil 11:40

 

 

Despedida. La milonga de l'au-revoir. Celle où, après quatre, cinq, six nuits d'orgie de tango, on  ne sait plus si on danse par plaisir ou par réflexe. Mais aussi celle où les carapaces tombent. Les couples se font plus rares, moins flamboyants que le soir du bal avec orchestre, seuls restent les plus accros.  

 

Dernière occasion de danser avec celui que l'on attend depuis plusieurs jours, celle que l'on n'a pas encore osé inviter. Ultime tanda avec celui ou celle que l'on ne retrouvera sans doute que l'année prochaine, à cette guinguette au bord du lac, ou au hasard d'un autre festival.

 

La plus nostalgique, mais aussi la plus douce des milongas.

 

 

despedida

 

 

 

 

 

Par Aile - Publié dans : Nos tangos
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Lundi 18 juillet 1 18 /07 /Juil 16:20

 

Un de nos lecteurs, trouvant sans doute que nous avions déserté ce lieu depuis trop longtemps, nous a envoyé ce beau texte. Outre qu'il ne peut avoir été écrit que par un danseur, l'idée d'une présence d'Ile à mes côtés au sein des échanges les plus intenses me touche particulièrement. L'occasion pour nous de remercier tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, nous ont fait signe pendant cette longue période où nous n'avions pas le coeur à vivre ni à évoquer des moments coquins. Sachez qu'aux heures sombres, nous n'avons jamais cessé de danser.

 

Comme des insectes ils se heurtent à la lumière noire de ta beauté ce soir.
Il n'est pas venu, tu es entrée seule et les épaules se sont redressées, les yeux se sont tentés insondables et envoûtants. Les plus vieux ont dévoilé des enchaînements mystérieux tout en te détaillant comme de jeunes cerfs, et les femmes d'enjoleuses sont devenues cruelles.
La Viruta est bondée, mais le sort taquin me permet souvent de te regarder danser, jouer à pianoter tes gammes sous leurs regards qui te cherchent. Il n'est pas avec toi et personne ne s'en aperçoit, tu sembles disponible, enjouée et pourtant je ne vois que lui dans tes choix. Otro vino y otra copa, la pause que je m'accordais s'étire, presqu'aussi longue que tes cuisses, éclairs résillés qui illuminent la piste. Je bois perdu dans mes pensées, ton corps en fond sonore, vibrant sous la caresse de l'alcool.
A ta façon tu t'enivres aussi, passant de l'un à l'autre, composant de l'un à l'autre le portrait chinois de celui qui t'accompagne habituellement, l'autre moitié de toi. Lorsque finalement, tu t'arrêtes au bar, je me détourne, conscient de ne pas t'avoir quittée des yeux jusque là. Je distingue ton parfum, que ton corps presqu'en nage distille autour de toi. Je t'entends accepter un verre de ton dernier cavalier, rétablir poliement tes distances devant ses avances toutes porteñas, même le serveur qui se sent en veine risque une approche mais, ocho patras, tu louvoies et lui échappes profitant d'un mouvement de la foule, et te retrouves face à moi.
Ton regard amusé à travers ton verre me laisse à penser que tu as déjà jaugé ma surprenante réserve dans cet environnement de drague éperdue. Je m'applique à une parfaite neutralité, respectueux de tes motivations à être venue seule ce soir. Tu me laches alors "Au moindre cabeceo, au moindre signe de ta part, ce sera oui pour la prochaine". Ouverture en deux, tu brûles les étapes en pleine maîtrise du jeu. Moi qui me sentais chasseur en entrant ici, je me retrouve proie, mais comment refuser sans être blessant. Mais surtout pourquoi refuser, alors qu'à chaque fois que tu m'as répondu oui j'ai adoré nos échanges sur le parquet.
Le tango, qui déjà depuis un moment frôle l'électro, se pose sur Otros Aires, hypnotique et facétieux, qui justement évoque ce lieu. La foule toute heureuse de cet hommage se presse autour de nous. Ma prise un peu lâche te fait montrer les dents, tu te rapproches, plaques ton ventre au mien et m'obliges à enserrer tout ton buste de mon bras. Le bout de mes doigts sous ton aisselle, contre ta peau nue qui me fait frémir dans le four du dancing. Nos premiers pas tiennent plus du corps à corps que de la danse de salon, et pourtant sous le poids émouvant de tes seins contre moi, sous la chaleur de tes cuisses qui caressent les miennes, ce n'est pas ton corps que je perçois le plus mais le sien, en creux.
Gancho, tu joues de moi, retardes tes sorties, te fais lascive et provocante. Et peu à peu je comprends que tu ne danses pas sans lui, qu'il est là, avec toi, avec nous, qu'à chaque fois que ta main agrippe ma nuque, ce n'est pas seulement de la mienne dont tu t'empares. Ocho adelante, et c'est pour lui que tu te mets en scène. Je m'étais trompé, tu es bien là entière, arrastre, et du vide entre nous naît sa présence pour que nos corps s'imbriquent à nouveau. Tu n'es plus Aile, tu es ce que je me souviens des femmes. Je ne suis plus moi, je suis ce que tu aimes de la séduction, de l'amour. "Un mètre carré d'univers au centre de la piste" et la technique nous abandonne, je mène autant que toi, à l'instinct, comme si nos pas arrivaient d'eux-mêmes, comme ceux de vieux amants. J'anticipe tes adornos, les laisse se déployer sensuels, alanguis de promesses. Nous sommes dans l'œil de la piste, là on l'on ne tourne pas, là où le noyau se fait si lourd que l'énergie se concentre à chaque contact, s'amplifie du frolement des autres, deux silex aux muscles durs qui allument un incendie de quelques minutes, brutal, dévastateur, attisé de la présence d'Ile qui se glisse entre mes pores, fait rouler ta hanche sous ma paume, plaque ton front au creux de mon épaule pour un enrosque de velours. Le final me cueille par surprise, me laissant démuni, honteux de n'avoir su clore cette danse d'une ultime figure à la hauteur de la fusion que je ressentais. Mais tu nous offres bien plus troublant, bien plus sensuel, de ta bouche blottie au près de mon cou "Viens, Ile nous attend…".

"Y tu cuerpo que era ajeno, se hace por un rato… mio". De toutes les fois que j'avais écouté ce morceau, jamais je n'avais envisagé qu'une femme, ou qu'un homme absent, puisse prononcer ces mots.

Richard.

 

Par Libertango - Publié dans : Vos tangos
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Lundi 14 février 1 14 /02 /Fév 19:42

 

J'veux du tango

Pas un tango n'y touche

Tango du bout des lèvres

Du tango peau à peau

 

J'veux du tango

Un tango qui s'assume

Un tango des bas-fonds

Coeur battant souffle court

 

J'veux du tango

Pas pour la galerie

Tango pour toi et moi

Fragment d'éternité

 

 

Par Aile - Publié dans : Sentiers libres
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Dimanche 2 janvier 7 02 /01 /Jan 12:25

 

 

Il s'en est fallu de peu que ce réveillon ne mette un coup d'arrêt brutal à mon goût immodéré pour le tango.

 

J'ai une fâcheuse propension à attirer les danseurs qui se la racontent : sans doute se considèrent-ils autorisés par mon format réduit à enchaîner des figures acrobatiques plus ou moins maîtrisées. Celui-là m'avait informé dès mon arrivée que nous avions déjà dansé ensemble et qu'il m'inviterait dans la soirée - entendez "me ferait l'honneur de", puisqu'il dansait presque exclusivement avec sa compagne et partenaire attitrée.

 

Le moment venu, je m'efforçais d'exécuter docilement d'improbables postures sans doute empruntées à quelque démo, non sans songer qu'on était loin du tango danse d'improvisation. Une sacada hasardeuse nous fut fatale : je perdis l'équilibre, entraînant dans ma chute mon danseur qui s'affala sur moi de tout son poids, provoquant un contact sonore entre ma tête et le sol.

 

J'acceptai la main secourable qu'on me tendait, tout en maudissant ma complaisance, mon imprudent partenaire et cette f... danse qui me faisait démarrer l'année les quatre fers en l'air et un oeuf sur le crâne. J'étais à peine assise qu'un jeune danseur à qui l'humiliant intermède avait échappé se présentait : avec une vague pensée pour les chutes de cheval, j'acceptai, encore sonnée et les jambes un peu flageolantes.

 

Le charmant inconnu et les vrais bons danseurs qui lui ont succédé n'ont pas eu de peine à me réconcilier avec mon activité favorite, me rendre ma dignité de danseuse et me faire oublier cette entrée fracassante dans la nouvelle année.

 

Que la vôtre soit belle, avec ou sans faux pas !

 

 

  Faux pas

 

 

 

 

Par Aile - Publié dans : Nos tangos
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Jeudi 9 décembre 4 09 /12 /Déc 21:19

 

Depuis plusieurs années, dans le cadre de mon travail, nous recevons un écrivain. Notre choix s'était porté cette fois sur M.F., auteur de Neige, romancier à succès qui à notre grande surprise avait accepté la rencontre.

 

Mon collègue avait ironisé l'année dernière sur l'évolution de nos échanges par mail avec l'auteur précédent, passés du formel "Cordialement" au "Bien amicalement, Fred". Il a assuré les autres membres de l'équipe que je me chargerais de faire du charme au nouvel écrivain pour qu'il accepte nos conditions.

 

J'ai donc rédigé un message très sérieux à notre auteur, en pesant chaque mot, et afin d'être certaine de ne pas commettre d'impair, j'ai préféré la faire valider par mon collègue dans un message précédé de ces mots :

 

"Coucou,

J'attends tes remarques -sarcastiques- avant de le poster. Trouves-tu que je batte suffisamment des cils ?"

 

A la seconde où j'ai appuyé sur "envoyer", j'ai été saisie d'une bouffée de chaleur en même temps que d'un affreux doute, immédiatement confirmé par ce qu'affichait mon écran : "Votre message a bien été envoyé à M. F." J'avais oublié de modifier l'adresse.

 

Je me suis immédiatement répandue en excuses, en tentant d'expliquer à l'auteur la raison de cette terrible méprise. Sa réponse est arrivée presque aussitôt : non seulement il ne m'en voulait pas, mais je l'avais bien diverti avec ce message. Il acceptait tout ce que nous lui demandions, car "du moment que je battais des cils, il n'avait rien à dire..."

Par Aile - Publié dans : Un peu de nous
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Dimanche 5 décembre 7 05 /12 /Déc 23:52

 

 Comme nous avions assisté à plusieurs représentations du même genre, nous n'avions pas l'intention de nous rendre à celle-là, mais un ami m'avait offert des places et je ne vous voulais pas bouder cette gentille attention.

 

Le spectacle, danse et chant illustrant la relation d'un couple sur fond d'histoire du tango, ressemblait assez à ce que nous avions imaginé : une compilation de tous les clichés un peu racoleurs attachés à cette danse. Filles légères,  rixes, crime passionnel, remords, morceaux attendus, rien ne manquait.

 

Un fil conducteur peu original qui aurait pu donner un spectacle assez ennuyeux, s'il n'y avait eu l'orchestre, remarquable quintet, une chanteuse magnifique, et des danseurs époustouflants .

 

Bref, du tango grand spectacle, à mille lieues de notre bal, du tango fantasia mais du tango tout de même, dont on sort, et c'est finalement l'essentiel, des fourmis plein les jambes.

 

 

 

 

Par Aile - Publié dans : Nos tangos
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Jeudi 18 novembre 4 18 /11 /Nov 22:08

 

Prague est une ville bijou où chaque époque semble avoir laissé sa marque. Il n'est pas rare qu'une demeure baroque y côtoie un somptueux palais Renaissance.

 

Nous y avons surtout été séduits par l'Art Nouveau et la gracieuse sensualité des belles d'Alfons Mucha.

 

Nous avons eu envie de lui rendre un petit hommage à travers ces clichés très librement inspirés de la Belle Epoque.

 

 

Clin d'oeil à Mucha 1

 

 

 

  Clin d'oeil à Mucha2

 

 

 

Clin d'oeil à Mucha 3

 

 

 

 

Par Aile - Publié dans : Un peu de nous
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Dimanche 7 novembre 7 07 /11 /Nov 11:25

 

 

 Danser ou photographier 1-copie-1

 

 

Ile est parfois confronté à un choix existentiel.

 

 

Imaginez un lieu sublime sur la colline de Vinhorady. Au cœur d’un parc se niche un adorable pavillon de bois d’où l’on surplombe tout Prague. La nuit tombée, les habitués s’y retrouvent au son du bandonéon, avec la lune rousse pour seul témoin.

 

 

Faut-il alors jouir de l’instant, danser sans perdre une note, ou immortaliser l’instant magique ?

 

 

Danser ou photographier 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Aile - Publié dans : Nos tangos
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Libertango, Ile et Aile

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Nous dévoilons ici une part intime de nous-même parce que cela contribue à l'épanouissement de notre couple.

Nous suggérons des parallèles entre tango et libertinage car la frontière entre les deux est parfois mince et nous l'avons franchie un jour. Pourtant ces deux univers sont pour nous distincts et nous souhaitons qu'ils le restent.

Si vous nous reconnaissez, quel que soit le regard que vous portez sur ces pages, merci de votre discrétion.

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